Discussion avec Alex, un écologiste convaincu à fond sur le vélo

velo une maladie

Alex est mon beau-frère, le mari de ma soeur cadette, il méritait que je m’attarde un instant sur son cas car tous les dimanches ou durant les autres rassemblements familiaux, Alex nous ressortait son même discours sur l’écologie, la protection de la planète, il était intarissable sur le sujet. Un jour j’ai décidé de le prendre à part et d’approfondir ses idées en lui posant des questions, car en fait je partageais ses idées qui n’étaient pas si barbantes que ça comme le pensaient les autres membres de la famille. C’est assis sous un pommier du jardin qu’Alex a accepté avec empressement de me répondre.

Bonjour Alex, tu peux me parler un peu de toi, te présenter en quelques mots?

Bonjour Phil, je suis Alex, j’ai 33 ans je suis employé municipal depuis dix ans, je suis marié et j’ai deux filles et un fils. Il y a quatre ans, ma famille et moi nous avons pris une grande décision: nous avons décidé de vivre de manière écologique.

Comment cette prise de conscience a-t-elle débutée?

C’est à la suite d’un travail scolaire d’une de mes filles, le thème était sur les actions à mener au quotidien pour protéger la planète. Nous avons tous commencé par les gestes de base, comme le tri de nos ordures, éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, ne pas laisser couler l’eau du robinet sans raison, ne pas trop chauffer la maison en hiver ou ne pas augmenter la clim en été et bien d’autres choses encore

Toutes ces transformations dans votre nouvelle vie d’écolos ont-elles été difficiles à mettre en place?

Au début, cela n’a pas été évident car on ne se débarrasse pas si facilement de ses mauvaises habitudes, mais nous étions tous volontaires, décidés à tenir le coup et à atteindre nos objectifs. Heureusement, nous sommes passés à la vitesse supérieure, nous avons un potager bio qui nous donne de bons fruits et des légumes savoureux grâce à notre compost que nous utilisons comme engrais naturel, nous récupérons aussi l’eau de pluie pour l’arroser ou accomplir d’autres tâches domestiques.

Mais pour tes déplacements tu fais comment?

J’ai encore ma voiture que j’utilise uniquement pour les longs trajets, j’allais quotidiennement au boulot en vélo mais j’ai eu la maladie du cycliste, le syndrome d’Alcock ou plus simplement le mal de la selle, toute ma partie pelvienne me faisait affreusement mal dès que j’étais assis sur mon vélo, c’est une douleur très répandue chez les usagers de vélos. Alors j’ai abandonné avec beaucoup de regrets mon cycle pour la marche ou l’utilisation des transports en commun, c’est une autre façon de protéger notre environnement. Les membres de ma famille continuent à se déplacer en vélo c’est une manière vraiment écologique de circuler en ville, ils évitent son usage seulement quand il y a des pics de pollution car c’est mauvais pour les voies respiratoires.

J’ai remarqué que ta famille et toi vous avez fait de gros bouleversements dans votre vie pour vivre de manière écologique et je me dis qu’au commencement c’est difficile mais pas impossible, votre cohésion est admirable!

Merci, effectivement tu as tout compris, beaucoup pensent que ce que nous faisons est une goutte d’eau dans l’océan mais c’est chacun individuellement, selon ses possibilités qui peut amener le plus grand nombre à agir pour la planète.

Merci Alex, ce seront les mots de la fin car nous avons fini notre aparté, je vais faire des recherches sur internet pour me renseigner plus en détail sur l’écologie et on en reparlera la prochaine fois.

Ok, pas de problème Phil et je suis à ta disposition si tu as d’autres questions à me poser.

 



Rencontre avec Sylvain, jeune militant écologiste

Sylvain a seulement 23 ans mais pourtant, il est déjà un vieux routard du militantisme écologique avec des années de lutte et d’actions concrètes à son actif. Nous avons répondu positivement à sa proposition d’être interviewé pour qu’il nous parle de son parcours d’écologiste sur notre site.

Salut Sylvain, parles-nous un peu de toi. D’où tu viens et ce que tu fais dans la vie par exemple. Histoire de mieux te connaître.

Hello, je m’appelle Sylvain, j’ai 23 ans et je suis en maîtrise de géographie. Je me considère comme étant activiste écologiste, antifasciste, végane, antispéciste et plus globalement en lutte contre toute forme d’oppression et de haine. Je vis pour l’heure chez mes parents à Toulon puis j’espère pouvoir partir en volontariat à la fin de mes études. J’hésite encore entre l’Afrique de l’Ouest, l’Inde et l’Amazonie. Il y a tellement d’endroits dans le monde où des besoins se font ressentir que ma réflexion est sans cesse en ébullition.

Quand as-tu commencé à t’intéresser à l’écologie et à la planète ?

C’est surtout grâce à ma mère en fait et depuis ma plus tendre enfance. Elle récupérait l’eau de pluie dans des seaux pour arroser les plantes, mettait du marc de café dans une coupole au frigo pour chasser les mauvaises odeurs et dans son jardin pour éloigner les fourmis, elle récurait la salle de bain au bicarbonate de soude, elle lavait sa cafetière au vinaigre blanc et j’en passe. Tout ça, elle l’a elle-même appris de sa mère et du coup, j’ai tout naturellement été baigné là-dedans. Mes frères et sœurs également même si je pense être celui de la famille qui a été le plus marqué.

J’imagine que tu mets toujours en pratique ces bons conseils ?

A l’aise ! Je suis le roi du savon noir et du vinaigre blanc ! Plus sérieusement, oui, je n’ai quasiment aucun produit chimique à la maison. Je fais ma propre lessive, mon dentifrice ou encore mon liquide vaisselle. L’apprentissage de ma mère et de ma grand-mère ont beaucoup joué et avec Internet maintenant, on trouve vraiment toutes les informations pour se passer de produits industriels polluants et hyper chers.

Etre écologiste au quotidien et militer pour l’environnement sont deux choses liées mais qui ne vont pas forcément toujours de pair. Comment as-tu commencé ton parcours de militant ?

A la fac en fait. J’y ai fait des rencontres décisives qui m’ont mené à faire des manifestations, des meetings, à distribuer des tracts… avec des ami.e.s qui faisaient partie d’associations ou pour certain.e.s qui se regroupaient afin de monter des actions concrètes. J’ai eu envie à partir de là de faire comme eux. Avant cela, mes actions étaient surtout individuelles même si j’essayais toujours de motiver les gens autour de moi à penser à l’environnement. A plusieurs, c’est bien plus efficace et ça donne encore plus de sens à mes convictions.

manifestation

As-tu espoir que les choses changent et que les mentalités évoluent plus que rapidement face à l’urgence que nous vivons avec le dérèglement climatique ?

Oui je suis profondément convaincu que l’être humain est bon et je pense que le changement viendra de la société civile plus que des gouvernements et de leurs politiques stériles.

On est d’accord. Un grand merci à toi Sylvain. Puisse ton optimisme être contagieux en ces temps troubles pour la planète.

C’est moi qui vous remercie de m’avoir invité à témoigner.