Sylvain a seulement 23 ans mais pourtant, il est déjà un vieux routard du militantisme écologique avec des années de lutte et d’actions concrètes à son actif. Nous avons répondu positivement à sa proposition d’être interviewé pour qu’il nous parle de son parcours d’écologiste sur notre site.

Salut Sylvain, parles-nous un peu de toi. D’où tu viens et ce que tu fais dans la vie par exemple. Histoire de mieux te connaître.

Hello, je m’appelle Sylvain, j’ai 23 ans et je suis en maîtrise de géographie. Je me considère comme étant activiste écologiste, antifasciste, végane, antispéciste et plus globalement en lutte contre toute forme d’oppression et de haine. Je vis pour l’heure chez mes parents à Toulon puis j’espère pouvoir partir en volontariat à la fin de mes études. J’hésite encore entre l’Afrique de l’Ouest, l’Inde et l’Amazonie. Il y a tellement d’endroits dans le monde où des besoins se font ressentir que ma réflexion est sans cesse en ébullition.

Quand as-tu commencé à t’intéresser à l’écologie et à la planète ?

C’est surtout grâce à ma mère en fait et depuis ma plus tendre enfance. Elle récupérait l’eau de pluie dans des seaux pour arroser les plantes, mettait du marc de café dans une coupole au frigo pour chasser les mauvaises odeurs et dans son jardin pour éloigner les fourmis, elle récurait la salle de bain au bicarbonate de soude, elle lavait sa cafetière au vinaigre blanc et j’en passe. Tout ça, elle l’a elle-même appris de sa mère et du coup, j’ai tout naturellement été baigné là-dedans. Mes frères et sœurs également même si je pense être celui de la famille qui a été le plus marqué.

J’imagine que tu mets toujours en pratique ces bons conseils ?

A l’aise ! Je suis le roi du savon noir et du vinaigre blanc ! Plus sérieusement, oui, je n’ai quasiment aucun produit chimique à la maison. Je fais ma propre lessive, mon dentifrice ou encore mon liquide vaisselle. L’apprentissage de ma mère et de ma grand-mère ont beaucoup joué et avec Internet maintenant, on trouve vraiment toutes les informations pour se passer de produits industriels polluants et hyper chers.

Etre écologiste au quotidien et militer pour l’environnement sont deux choses liées mais qui ne vont pas forcément toujours de pair. Comment as-tu commencé ton parcours de militant ?

A la fac en fait. J’y ai fait des rencontres décisives qui m’ont mené à faire des manifestations, des meetings, à distribuer des tracts… avec des ami.e.s qui faisaient partie d’associations ou pour certain.e.s qui se regroupaient afin de monter des actions concrètes. J’ai eu envie à partir de là de faire comme eux. Avant cela, mes actions étaient surtout individuelles même si j’essayais toujours de motiver les gens autour de moi à penser à l’environnement. A plusieurs, c’est bien plus efficace et ça donne encore plus de sens à mes convictions.

manifestation

As-tu espoir que les choses changent et que les mentalités évoluent plus que rapidement face à l’urgence que nous vivons avec le dérèglement climatique ?

Oui je suis profondément convaincu que l’être humain est bon et je pense que le changement viendra de la société civile plus que des gouvernements et de leurs politiques stériles.

On est d’accord. Un grand merci à toi Sylvain. Puisse ton optimisme être contagieux en ces temps troubles pour la planète.

C’est moi qui vous remercie de m’avoir invité à témoigner.